Brisingr

Brisingr

Salut tout le monde!

Voilà, ça fait plus d'un an que j'écrit la suite d'Eragon pour m'éclater et après l'avoir posté sur plusieurs forum, et étant lue par pas mal de personnes, j'ai finalement décidé de tout reposter sur un blog afin de permettre aux nouveaux lecteurs (s'il y en a^^) de s'y retrouver un peu mieux!

Sinon, lorsque j'ai commencé à écrire, mon style n'était vraiment pas au top, ça ne veux pas dire qu'il est parfait aujourd'hui, loin de là! ( ais les première page sont vraiment horrible^^)Comme tout le monde, il y a des jours où je suis fatigué, où j'ai trop de travail donc forcément tout cela déteint sur mes (minables) écrit. J'ai dépassé les 370 pages sur Word et j'espère que les 100 première passées, vous aurez pris goût à mon histoire. Tout commentaire constructif est le bien venu, les conseils et les critiques sont toujours bonnes à prendre sachant qu'il reste encore beaucoup de fautes dans mon texte car je n'ai pas toujours le temps de me relire. Mon récit est très mal structuré au début mais au fur et à mesures, les parties et les chapitre se dessine un peu mieux et j'espère donc que vous vous y retrouverez.



Bien sûr si vous êtes interressé pour avoir directement de fichier Word pour des questions pratiques, pas de soucis je suis à votre disposition!



Bon courage pour le début!














Un copyright a été déposé pour tout ce qui n'avait pas déjà été mentionné par Christopher Paolinni. Tout plagiat de cette fiction est désormais succeptible d'être punis par la loi.
"
Tout ce qui a été repris des deux premiers tomes de C.Paolini ne rentre pas dans ce copyright, tout autre fait, personnage, objet, lieu, peuple, technique non mentionnés ont été crées par moi-même et mis en ligne le 02/02/08. Toute copie ou reprise est passible de pousuite judiciaire."


Prologue :
Sirha était au bord de l'eau. De minuscules gouttelettes d'eau coulaient le long de ses joues et tombaient dans la rivière. Elle s'aperçue que c'était des larmes.
D'autant qu'elle s'en souvienne, s'était une des première fois qu'elle pleurait autant.
Il fallait que la petite fille rentre chez elle, son père avait besoin d'elle. D'un coup elle releva la tête et dévala la pente qui la séparait de sa hutte.
La fillette entra. Seul, Jiet était présent auprès du père de son amie.
Le garçon était un orphelin.
Sirha ne comprenait pas grand-chose du haut de ces six ans sinon que son père se mourrait. L'orphelin en avait presque dix et il faisait du mieux qu'il pouvait pour accompagner les derniers instants du mourant, attaqué par les Razac's.
Le jeune garçon vit que son amie était entrée, il s'apprêtait à la saisir par la main pour qu'elle vienne dire adieu à son pauvre père quand celui-ci, dans un dernier effort attrapa la manche du jeune garçon :
« Jiet ! Souffla-t-il.
-Oui, Monsieur ? Chuchota-t-il en s'accroupissant près de l'homme alité.
-Je... je vais mourir ... il faut que...
-Vous n'allez pas mourir, coupa l'orphelin, vous allez guérir !
-Je n'ai plus beaucoup de temps alors écoute moi bien ! Tu va prendre soin de ma fille, il ne faut pas que les razac's la trouve.
-Mais...
-Promet le moi !!! Ma fille a besoin de quelqu'un pour veiller sur elle .Elle n'a que moi comme famille et avant demain je serais partit.
-Mais je...je... D'accord je vous le promets
-Tu la protègeras contre les Razac's ?
-Oui je vous le promets, souffla Jiet. »
La voix de l'homme faiblissait.
« Les Razac's sont venue pour me dérober un médaillon. Ce médaillon. »
Une lueur rouge inonda sa poitrine une cicatrice que Jiet n'avait jamais remarqué auparavant s'ouvrai et laissa apparaître un médaillon. L'homme arracha le médaillon de son cou et le tendit à l'orphelin.
« Donne le à ma fille, elle... c'est le cadeau d'un elfe. Il l'a préviendra...
-De quoi monsieur ?
-De...ce bijou accompagnera la réalisation d'une prédiction... veille bien sur elle !
-Mais je ... oui monsieur.
-Très bien. Il ... haleta le mourrant.
-Monsieur !cria Jiet
-Papa !suplia la fillette
L'homme agonisait, à présent Jiet et Sirha, qui s'était rapproché, pouvaient voir l'homme haleter, luttant contre l'inévitable.
« Sirha !ma petite, vient ! »
Elle s'approcha, en larme
« Fui-les, toujours, ne les laisse pas s'emparer du médaillon »
Il posa une main sur la tête de sa fille
« Ne les laisse jamais... »
L'homme sembla rechercher dans sa mémoire. Soudain il prit une longue inspiration et bloqua son souffle.
Shira perçu alors une suite d'image vertigineuse qui se stoppèrent sur des amas de chair. Non, pas d'amas de chairs, des choses, des choses immondes. Elle comprit que c'étaient les Razac's. Les images se clarifièrent et la chose tourna la tête d'un mouvement si vif, presque surhumain, et planta un regard vers sur ce qui lui semblait être elle. La vision se troubla se retira de son esprit.
Sirha tomba au sol. Elle sentait encore le regard de la créature sur elle et sa tête lourde était prête à exploser.
« Jamais... »Entendit-elle répéter par son père
Elle perdit connaissance.

Quand la fillette se réveilla, elle était couchée sur son lit, dans sa chambre.
Brusquement tous ses souvenirs lui revinrent en une vague oppressante de sanglots.
Elle se leva et tenta vaguement de tenir sur ses jambes.
Quand elle arriva dans la seconde chambre, Sirha vit Jiet en train de recouvrir le visage de son père avec un linceul.
« Papa ?»Murmura-t-elle
Pas de réponse
« Papa !»Répéta-t-la fillette d'une voix enrouée et angoissé
Silence.
« PAPA !»Hurla-t-elle. Se jetant sur le défunt l'agrippant comme si elle tentait d'obliger la vie à rester dans ce corps si froid.
« Papaaaa... sanglota l'orpheline ; nonnnnnnnnn
-Sirha il ne faut pas rester la ! »
Elle était orpheline.
-Nonnnnnnnnnnnnn
-Sirha, écoute moi, dit Jiet, il faut partir, je vais enterrer ton père et après on partira. Si les Razac's reviennent ton père sera mort pour rien !
-... »
Il lui passa le médaillon autour du cou.
Le pendentif était de forme étrange, la pierre était taillée en forme de spirale avec des motifs compliqués. Un peu comme une écriture. Le bout avait la forme d'un serpent.
Après l'enterrement Jiet prit deux chevaux. Un sac, cent couronnes et ils partirent.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:05

Modifié le jeudi 18 juin 2009 04:42

1

1-
De retour à Urû'baen, Murtagh, accompagné de son dragon couleur rubis, Thorn, entrait dans la salle du trône de Galbatorix. Il s'agenouilla devant le roi vêtu de noir.
«Où est Eragon ? »
Murtagh ne répondit pas, résigné à récolter le fruit de son échec.
« OÙ EST ERAGON ?
-Je n'ai pas réussi, il m'a eu par surprise. Répondit-il d'un air sombre
-Ton PETIT frère t'a eu par surprise ? Toi ? Fils ainé d'un parjure formé par mes soins ? »
Murtagh baissa la tête près à encaisser. Il crût bon d'ajouter cela bien qu'il ne fut pas sûre que cette information allège la colère du monarque :
« -Il me semble bon de préciser qu'il a été transformé en elfe !
-En elfe ? Rétorqua le roi
-Oui, pensez-vous que se soit la reine Islanzadi qui l'a métamorphosé ainsi ? »
Galbatorix éclata d'un rire sadique et frappa de sa main l'accoudoir. Il porta sa main à son menton et plongea dans ses pensées avec un air conspirateur peint sur le visage.
« Maître ? S'étonna Murtagh
-A présent j'ai une autre mission pour toi ! »
Murtagh hébété regarda le roi avec surprise, totalement déconcerté par le changement brutal de sujet.
« Une autre mission que celle que vous m'avez confiez ?
-Oui. »
~


Eragon était en route pour Ellesméra avec Saphira.
La dragonne de saphir volait bas pour économiser son énergie. Le dragonnier avait décider de ne pas assister à l'enterrement du Rois des nains,non pas par irrespect mais par prudence et pour accomplir son devoir : continuer à se former, vaincre Murtagh, et libérer Elva de sa bénédiction qui avait malheureusement échoué.
Malgré ses réticences à avoir une escorte digne d'un roi, Islanzadi avait tenu à ce que des elfes l'accompagnent. De toute façon il n'aurait jamais trouvé sa route dans l'immense forêt du nord. Ils s'étaient donc donné rendez-vous à mi-chemin, après le désert.

~

Sirha dévalait la pente menant au centre du village où elle menait une existence paisible depuis presque douze ans. Elle avait maintenant près de dix-sept ans.
Ses yeux étaient d'une profonde noirceur, ses cheveux bruns ondulés cascadaient sur ses épaules. Le soleil avait éclaircis quelques mèches.
Son visage était fin et ses vêtements simples dissimulaient à la fois une silhouette fragile et une volonté de fer.
Elle était arrivée au centre du village, la jeune fille tourna dans une ruelle à droite et s'engouffra dans une boutique où elle travaillait tous les jours depuis ses sept ans.
« Bonjour Ithia, fit-elle avec bonne humeur
-Bonjour toi, tient, grogna la vieille femme, ton travail t'attend ! »
Sirha se faufila entre les tas d'étoffes soyeuses disposées un peu partout dans la pièce. Il y en avait de toutes les couleurs même si le marron, le noir et le rouge dominaient. Sirha aimait bien cette boutique, ainsi que la patronne, Ithia.
La vieille femme avait toujours été là pour elle et quand l'adolescente avait commencée à chercher du travail pour survivre, elle et Jiet, c'était tout naturellement qu'elle avait proposée à Sirha de l'aider à la boutique.
La jeune fille s'installa à son atelier et prit l'immense pièce de tissus noir fait de tissus rugueux.
« Que faut-il faire ?demanda la jeune fille.
-Une personne –très étrange tu veux mon avis et pas très propre vue son odeur - est venue me demander de réparer ce manteau. Je m'apprêtais à le faire moi même tout en déclarant que le bas de ce tissu était irrécupérable. »
La jeune fille retourna la gigantesque pièce de tissu, elle ne connaissait personne qui portait un aussi grand manteau. D'ailleurs il était tellement grand que seule une poche sur le côté indiquait que c'était un vêtement.
« Et pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? demanda la jeune fille, savant qu'Ithia ne refusait jamais un client.
- Et bien pour tout te dire, il m'a rétorqué –d'une voix ô combien désagréable- qu'il fallait absolument que le manteau reste aussi long et qu'il ne soit pas raccourcis. J'ai donc attendue que tu reviennes, tu as les doigts bien plus agile que les miens qui sont tout usés, tu arriveras peut-être à sauver quelques morceaux de tissu ! »
La jeune fille acquiesça d'un air incertain.
« Je vais faire de mon mieux !assura-elle
-Et il faudra aussi la lui rapporter à l'auberge, à la chambre 10. Tu sais, celle avec la porte qui grince .Il te payera là-bas.
-C'est entendu. »
Retournant le manteau, elle vit une longue éraflure partant du bas du manteau et remontant jusqu'à son milieu. La couturière se mit à l'ouvrage.
Ithia sortit dehors, prenant une pause.
Piquant, cousant le tissu rêche, Sirha faisait de son mieux pour stopper l'effilement et empêcher le tissu de continuer à se dégrader.
Arrivant au milieu de la déchirure, quelque chose la démangea au niveau du cou. Elle n'y prêta pas attention, s'arrêtant parfois pour changer le fil de son aiguille.
La sensation de démangeaison ne cessait toujours pas. La jeune fille fut bientôt tant gênée qu'elle ne pouvait plus continuer son travail sans avoir à se gratter le cou plusieurs fois par minute. Excédée, la jeune fille stoppa sa couture pour aller se regarder dans le miroir et voir si un insecte l'avait piqué ou ce qui pouvait causer son agacement.
Ecartant de sa main droite la chemise en dessous de son corset et écartant sa chevelure de l'autre main, dévoilant ainsi sont cou, elle vit que la seule chose qui le touchait était son médaillon. La jeune fille s'apprêtait à s'éloigner du miroir quand elle crut le voir scintiller, s'approchant encore plus de la glace en le prenant dans la main, elle l'observa, secoua la tête, se retourna, levant les yeux au ciel.
« C'est la fatigue qui me donne des illuminations » se rassura-t-elle
Dans son trouble, elle failli renverser son siège, trébuchant et se rattrapant à la table. Sirha fit tomber le manteau à terre.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:07

Modifié le jeudi 19 mars 2009 14:01

2

~


Eragon progressait rapidement dans le désert. Saphira volait à tire d'ailes, heureuse, n'hésitant pas à effectuer des figures acrobatiques d'ordinaire réservées aux combats. Le dragonnier ne s'en plaignait pas, il était heureux de pouvoir de nouveau oublier tous ses soucis.
D'un coup, Saphira effectua un roulement sur elle-même avant de plonger en piqué et de se rétablir, au dernier moment. Ces séries de pirouettes créaient des bourrasques violentes. La dragonne projetait des milliers de grains de sable dorés autour d'elle.
Se posant en un nuage de poussières d'or, elle replia ses ailes puissantes et scintillantes.
Eragon descendit de sa monture, les yeux bleus du jeune homme admirant le paysage. La dragonne s'était posée en plein désert, il n'y avait aucune vie aux alentours. Aucune végétation, à part quelques branches mortes.
« Ceci suffira à nous faire du feu pour me faire à manger » dit-il, s'adressant à Saphira en pensée.
Il entassa quelque branchage et s'écarta, laissant à la dragonne le soin d'allumer le feu. Cette dernière s'en chargea d'un air suffisant et malicieux, le désert lui plaisait énormément et améliorait considérablement son humeur.
Le jeune homme se blottit contre le flan de son amie, celle-ci le recouvrant de son aille protectrice pour lui faire de l'ombre.
« Nous ne dormiront pas longtemps réveille-moi à la tombée de la nuit, nous voyagerons quand il fera plus frais »
« Ne t'inquiète pas. Fait de beaux rêves, petit homme ! »
~
« Qu'est-ce que je peux être maladroite ! » s'énerva la jeune fille.
Sirha ramassa le manteau, un morceau de papier s'en échappa. A peine avait-elle esquissé un geste pour le ramasser que la démangeaison reprit.
Prenant le médaillon dans sa main pour chercher se qui lui causait ces démangeaisons et se tenant à sa table pour mieux s'agenouiller, elle prit le bout de papier dans ses mains ; c'était une lettre.
Soudainement, son cou la brûla.
Quelque chose tentait de la prévenir.
Elle secoua la tête en fronçant les sourcils ; décidemment, la fatigue jouait beaucoup plus sur sa lucidité qu'elle ne le croyait. Voilà à présent que la jeune fille avait des hallucinations.
Mais le pressentiment ne cessait pas et Sirha sentit monter en elle l'ombre d'un malaise et l'orpheline considéra le morceau de papier qu'elle tenait du bout des doigts.
Une chose la poussait à prendre ses jambes à son cou, pourtant la jeune fille de voyait rien de périlleux dans les environs : la pièce était quasiment vide.
Quelque chose tentait de la prévenir
Mais de quoi ?
La brûlure s'accentua, elle venait du médaillon.
« Pourquoi aurait-il une relation entre mon médaillon et ce papier? Pensa la jeune fille, incrédule, se demandant si elle ne sombrait pas dans la folie
Perdant patience, Sirha s'avança vers la lettre. Une douleur vive lui mordait le cou.
La couturière tendit sa main droite, elle avait l'impression que son buste était consumé par une force inconnue. Une goutte de sang coula le long se sa poitrine et vint s'écraser au sol.
Sirha ne s'en rendit même pas compte tant elle était perturbée par cette douleur qui s'immisçait dans son corps. Une goutte de sueur coula le long de ces tempes
Dans un dernier espoir, elle se jeta sur la lettre
Tout s'arrêta.
~
Murtagh marchait dans la montagne contemplant le paysage. Il s'assit sur le bord du chemin. Thorn volait au dessus de lui, jouant avec la pesanteur. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu un moment libre sans personne à craindre. Officiellement, ils étaient en mission mais Thorn profitait du voyage pour chasser et le jeune homme pour se détendre.
Réfléchissant, il contacta son ami :
« Nous sommes sensés nous dépêcher. »
«Oui »
« Ce médaillon à l'air vraiment important pour le roi et son dragon » repris Murtagh
« Cela a peut-être un rapport avec la dégradation de santé de Shruikan ? » demanda Thorn.
« Je n'en sais rien cela serai plutôt à toi de me le dire ! ! »
« Je sais juste que Shruikan ne va pas bien ! C'est peut-être lié au fait qu'il soit sans dragonni... »
Murtagh sentit sa gorge se serrer sa respiration se coupa. Il ne lui fut possible de reprendre son souffle que quelques secondes plus tard.
« Fait attention à ce que tu dit » maugréa le jeune homme, sermonnant son dragon.
« Si tu lui avait fermé ton esprit, Galbatorix ne pourrait pas savoir ce que l'on se dit ! » rétorqua Thorn
« Je sais, s'énerva Murtagh, mais c'est à chaque fois un peu plus difficile ! »
Le dragon et son dragonnier joignirent leurs forces, prirent une longue inspiration et fermèrent les portes de leurs esprits à leur maître.
~

Encore tout essoufflée, Sirha retourna précipitamment le papier ; c'était une lettre. Elle l'ouvrit.
Cette missive avait été écrite avec une encre rouge couleur sang. La jeune fille frissonna. Elle était tellement épuisée qu'elle avait du mal à la déchiffrer le message mais elle parvint tout de même à lire :
« Ramenez le médaillon et son porteur, de grés ou de force
Ushrark le Puissant »
Le médaillon devint brusquement glacé et de vagues souvenirs déplaisant passèrent devant ses yeux. On la cherchait. La jeune fille porta son front à sa main en vacillant. Elle ne pouvait pas renflouer ses souvenirs déplaisant comme elle l'avait fait jusqu'à présent. Quelque chose la cherchait.
Sirha en était sûre.
Elle termina en vitesse les quelques points de croix qui lui restait à faire en se mordant la lèvre, tentant de se raisonner et coupa le fil. Sortant de l'atelier, elle prenait le chemin de l'auberge ; il fallait qu'elle sache qui convoitait le médaillon – si son intuition étrange ne déraillait pas.
A présent, la jeune fille courait.
Il fallait qu'elle sache
Ce n'était sûrement pas un allié mais elle éprouvait le besoin de découvrir qu'il lui voulait du mal. Il lui semblait que quelque chose lui hurlait de trouver la réponse- ou l'origine- de son pressentiment Son corps entier tremblait.
Elle manqua de trébucher une bonne dizaine de fois sur le chemin en terre battus du village.
Arrivée devant l'entrée de l'auberge, Sirha appuya d'une main hésitante sur la poignée de la porte et entra.
L'ambiance était plutôt joyeuse mais la jeune fille se sentait espionnée, elle était prête, si il le fallait, à bondir pour sauver sa peau. Elle se sentait horriblement idiote de céder à cette crise de paranoïa. Quand au médaillon, vestiges d'un temps meilleur, même s'il ne lui avait apporté que des ennuis, la couturière s'y était étrangement attachée.
Soudain une main s'abattit sur son épaule. Elle se raidit et retint son souffle.

« Bah alors, ça ne va pas, Sirha ? »
C'était Ithia. La jeune fille poussa un soupir tellement elle était soulagée.
« Non, tout va bien ! répondit-elle.
-Tu me rejoints à la boutique ?
-Oui, oui, je rapporte juste le manteau !
-Tu es sûre que ça va ? Tu as l'air fatigué ! Veut-tu que je dépose le vêtement à ta place ?
-Oh, non merci c'est gentil, j'en aie pour une minute ! Renchérit-elle
-D'accord. Répondit la vieille femme en s'en allant.
Sirha se dirigea vers l'escalier. La chambre numéro dix était juste en face de celui-ci.
Une marche, puis deux. Les pensées de la jeune fille se mélangeait tellement elle était anxieuse. Arrivée à mi chemin, elle s'arrêta. Elle était en train de se jeter dans la gueule du loup. Rassemblant ses esprits et se convaincant que tout cela n'était que folies, elle arriva devant la chambre 10.
La jeune fille sentit une goutte de sueur dégouliner le long de son coup, passant entre ses omoplates et terminant sa course dans le bas de son dos.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:07

3

Sirha frappa deux coups à la porte. Elle s'apprêtait à partir voyant que celle-ci ne s'ouvrait pas quand elle pivota violemment.
Une silhouette vêtue entièrement de noir se tenait devant la jeune fille. Elle était habillée du même manteau que la couturière avait entre les mains.
Voyant que la personne ne disait rien elle prit un ton assuré :
« Bonjour, je vient rapporter le manteau que vous avez fait recoudre ! »
La silhouette désigna le lit et Sirha comprit qu'elle devait y déposer l'habit, la jeune fille le fit sans plus attendre, trop heureuse de s'en tirer à si bon compte.
Des bruits s'échappaient de la pièce voisine. La couturière tenta de jeter discrètement un coup d'½il mais la porte n'était qu'entrouverte.
Une odeur répugnante lui prit le nez. Réprimant un haut-le-c½ur, elle s'empressa de prendre l'argent posé sur une table que l'être vêtu de noir lui désignait.
Pendant que la couturière prenait les pièces une à une, la personne prit le manteau et pénétra dans l'autre salle, laissant à Sirha tout le loisir de regarder à l'intérieur. La jeune fille ne vit qu'une forme sombre et quand la silhouette referma la porte sur elle, elle croisa son regard.
C'était un Raz'ac.
~
Eragon avait reprit sa route depuis quelques heures quand il aperçut un nuage or et blanc à l'horizon.
Saphira accéléra et après quelques minutes, il s'aperçut que cette masse était en fait un groupe de cavaliers.
Leurs magnifiques coursiers lancés à vive allure respiraient la puissance.
Chacune de leur fouillées projetaient des milliers de grains de sable qui tournoyaient autour d'eux en un somptueux ballet. Les cavaliers avaient pour la plupart des cheveux longs et argentés qui dansait au grés du vent.
On aurait dit qu'eux et leurs montures immaculées ne formaient qu'un seul corps, qu'une seule âme.
Tout droit sortis d'un rêve, les elfes étaient là.

La dragonne les salua d'un rugissement sonore, atterrissant pour accueillir les elfes. Les chevaux ne firent même pas un écart.
Celui qui semblait diriger l'expédition descendit de sa monture.
C'était Vanir.
« Je te salue, ô Dragonnier, toi aussi Puissante dragonne ! Votre voyage fut-il agréable ?
- Très bien, nous n'avons pas trouvé la moindre trace des Urgals et encore moins des Raz'acs. Répondit Eragon.
L'elfe désigna un étalon, folkvir :
« Souhaites-tu poursuivre ton voyage à cheval ou dans les airs ? » Questionna-t-il.
Le dragonnier se tourna vers son amie, l'interrogeant du regard ;
« Ne t'en fais pas, le rassura-t-elle, monte à cheval, je chercherai quelque chose à me mettre sous la dent pendant ce temps là ! »
Elle déplia ses ailles et s'élança dans les airs. Le souffle du décollage fit s'envoler des milliers de poussières d'or.
Eragon s'approcha de Folkvïr et sauta souplement sur son dos.
«Allons-y ! » déclara le jeune homme.
~

Murtagh chevauchait Thorn. Le soleil, qui commençait à baisser, rayonnait en un millier de couleurs chaudes.
Le dragon attira le jeune homme en dehors de son corps ; il se laissa faire.
A présent le dragonnier voyait tout à travers les yeux de son compagnon. Le monde se déclinait en rouge à l'infini : le ciel était magenta et le soleil se colorait de pourpre.
Le parjure resta muet devant cette vision, étrangement apaisé.
Il en oubliait presque tous ces soucis.
« Tâche de trouver un endroit pour la nuit » déclara Murtagh à son ami.
« Nous nous arrêterons après avoir traversé ce plateau » répondit le dragon rubis.
~
Eragon descendit de Folkvïr. Il avait chevauché toute la journée aux côtés de Vanir et de ces compagnons. Une fraîche bourrasque vint lui caresser le visage.
Le groupe sortait du désert du Hadarac et entamait la plaine qui les séparait DuWeldenvarden.
~
La respiration de Sirha se fit difficile, ses jambes menaçaient de la trahir. Se reprenant, elle recula, se retourna d'un mouvement raide et quitta l'auberge.
Prenant le chemin pour se rendre chez elle à toute vitesse ; la jeune fille courrait presque.
Une chose qu'elle croyait reconnaître éveillait en elle un sentiment de panique incontrôlé.
Génial.
La couturière en aurais rit tellement la situation était étrange.
Mis à part que les Raz'acs voulaient son médaillon.
« Fui-les, toujours, ne les laisse pas s'emparer du médaillon »Sans savoir pourquoi, Sirha sentit que ses souvenirs n'était pas uniquement des fabulations.
Elle se mit à courir ; les raz'acs l'avaient vue fuir ; ils ne tarderaient pas à découvrir qui possédait le pendentif.
Quittant le chemin, Sirha remonta jusqu'à la maison. Personne. Jiet devait être aux champs.
Dévalant la pente, se heurtant parfois à des branches et les ronces déchirants ses habits, elle parvint jusqu'au jeune homme.
« Jiet, je... »
La jeune fille, épuisée et nerveuse, dût s'appuyer sur son ami pour rester debout.
« Que ce passe-t-il ? Tu as l'air paniquée ! S'inquiéta l'orphelin.
-Les raz'acs, je..., ils sont là !
-Est-tu sur de ce que tu dis ? S'écria-t-il, le visage incrédule et prit d'un soudain malaise.
- Oui... non, je ne sais plus. Murmura la couturière
Ses pensées tournoyaient dans sa tête et elle eu toutes les peines du monde à rester consciente.
Jiet sembla lui aussi revivre des souvenirs étrange et devint subitement nerveux :
« Sirha ! Cria son compagnon en lui attrapant le bras, est-ce que tu les as vus ?
-Oui ! Se reprit Sirha, ils cherchent le médaillon ! Il, ... il m'a prévenu !
Il l'a préviendra.
Jiet lâchât sa fourche, attrapa la main de la jeune fille et l'entraîna à toute vitesse à travers les bois en direction de la maison. L'orpheline avait du mal à suivre tant elle était à bout de forces. Ses jambes tremblaient et sa groge était en feu.
Arrivés chez eux, le jeune homme attrapa un sac en cuir posé sur le pas de la porte et cria à son amie :
« Va préparer les chevaux ! »
Celle-ci se précipita à l'extérieur, elle prit les deux premiers coursiers qu'elle trouva. Ils étaient attachés devant la grange. Courant à l'intérieur, Sirha agrippa deux selles avec leurs harnachements et fit demi-tour.
Croulant sous le poids du cuir, elle se traîna jusqu'aux destriers.
Sellant à toute vitesse Yawë, un étalon immaculé qui avait appartenus à son père et un hongre bais, elle attacha quelques vivres sur eux trouvés dans la réserve.
Jiet arriva et aida la jeune fille à se mettre en selle et grimpa sur son cheval.
Un cri inhumain déchira le ciel et les deux fuyards eurent le temps de voir deux raz'acs qui remontaient le chemin les menant jusqu'à eux.
Ils talonnèrent leurs montures qui bondirent en avant, ayant sentit la nervosité de leurs cavaliers
Les coursiers s'enfuirent au grand galop dans la pénombre des bois.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:08

Modifié le jeudi 19 mars 2009 14:01